Les mots s'empilent sur ton c½ur désabusé
Tu as perdu ton regard souriant
Tu as perdu ton sourire scintillant
Nous étions deux à la somme des mirages
Nous fûmes deux en un temps sans âge.
J'arpente la pente durement dressée
J'entraperçois des étés trop vites fanés
Comme souvent je retiens avec peine mes larmes
Comme tout le temps je reprend les armes
Reste-t-il un peu de place près de ton c½ur
Où je pourrais me reposer de tant de labeurs
Il était une fois quelque part
Il fut une fois où camouflés des regards
En amont, nous fûmes suppliés
En amont où nous nous sommes juré de ne plus s'abandonner
Nous étions deux sous l'arc en ciel
Tu sais ici, maintenant nous sommes tous pareils
De lassitudes, en solitudes il nous faut continuer
Même désarticulés, démembrés, il nous faut continuer.
C½urs enserrés, c½urs glacés, finalement brisés,
C½urs furibonds, c½urs solitaires, c½urs nauséabonds,
C½urs piétinés, c½urs déguisés, c½urs semi-apprivoisés,
C½urs soumis aux supplices de l'amour, c½urs de passion.
Nous n'avons plus que le mythe pour les sauver,
Nos idéaux pour les soumettre et les encager...
Nous succombons aux lames de nos étoiles,
Nous nous perdons enfouis sous le drame de ces étoiles
Lidje



